L’Afrique du Sud gagne sur tous les tableaux

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Les Sud-Africains font coup double. Vainqueurs du Paris Sevens 2017, ils remportent également les World Rugby Sevens Series et ce, pour la première fois de leur histoire. Ils s’imposent en finale contre de surprenants Ecossais. La France finit 7e.

Trop forts ces Springboks. Ce dimanche d’abord, car les Sud-Africains ont successivement battu les Samoans (12-0, en quart de finale), corrigé les Néo-Zélandais (26-5, en demi-finale) et dominé les Ecossais (15-5, en finale). Ces mêmes Ecossais qui leur avaient infligé, la veille, leur seule défaite du week-end, en match de poule d’un Paris Sevens ébouriffant et enthousiasmant.

Les Sud-Africains se sont montrés sans pitié, à l’image de cette finale, contrôlée quasiment de bout en bout, avec trois essais marqués par Werner Kok, l’homme qui sait absolument tout faire sur un terrain de 7, mais aussi Sage et Snyman. L’essai de Wight en début de seconde période a permis aux Ecossais de sauver l’honneur. Surprise du tournoi, ils finissent la saison sur les chapeaux de roue, comme la saison dernière, où ils l’avaient emporté à Londres. Autant dire qu’ils seront redoutables à nouveau redoutables le week-end prochain à Twickenham.

Encore leur faudra-t-il battre ces Sud-Africains d’ores et déjà certains de remporter cette 18e édition des World Rugby Sevens Series. Une première pour ces Boks bondissants, vainqueurs de cinq tournois cette saison et finalistes dans huit des neuf étapes du circuit mondial ! Personne plus qu’eux ne méritaient d’être couronnés à Paris, au son de ‘’We are the champions’’ évidemment.

Le podium est complété par de fringants Néo-Zélandais, qui se sont débarrassés des Anglais (12-5). La route des Français s’est arrêtée dès les quarts, face aux Blacks justement, avant un second revers contre les Samoans, reléguant les Bleus au 7e rang. La palme individuelle du Paris Sevens 2017 revient enfin à l’Américain Perry Baker, roi du cadrage-débordement, encore auteur de huit essais à Paris, soit 49 cette saison. Le public parisien frémissait de plaisir à chacune de ses prises de balle et son tour d’honneur fut long, très long, d’aucuns souhaitant un selfie en sa compagnie.